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| JANVIER 2005 | ||
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TRANSLATION «A
Mumbai, nous avons été fascinés par la facilité
avec laquelle les plus grands contrastes de richesses, d'usage,
d'environnements, ainsi que des perceptions contradictoires peuvent
cohabiter. Une expérience de l¹hétérogène
que nous voulons partager. Merci à Anirudh Paul, Rohan Shivkumar et Kaushik Mukhopradyia de l'Institut d¹Architecture, le collectif d'artistes Open Circle, Jehangir Jani, Vivan Sundaram ainsi que Patrick Deyvant de l¹Alliance Française de Mumbai. Merci également au directeur de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts Henry-Claude Cousseau ainsi qu'à Gaïta Leboissetier Directrice des enseignements et les services de l'Ecole. Public bénéficie du soutien de la DRAC Ile de France. |
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| FEVRIER 2005 | ||
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LE PRINCIPE D'INCERTITUDE Leonor Antunes / Karina Bisch / Marie-Jeanne Hoffner / Guillaume Leblon / Evariste Richer Exposition du jeudi 3 au samedi 26 février 2005 S’inspirant
de la notion de physique quantique théorisée par Werner
Heisenberg en 1925 pour désigner la part d’imprécision
de certains calculs scientifiques – notamment celui de la vitesse
d’une particule proportionnellement à sa position –
le terme de « principe d’incertitude » est ici exploré
au sens métaphorique pour la contradiction qu’il soulève
entre un système et sa part de contingence. -
Leonor Antunes est née à
Lisbonne en 1972. Elle est actuellement en résidence à la
Künstlerhaus Bethanien à Berlin. Public
> Enfants
Cette exposition est réalisée avec le soutien de l’Instituto
Camões à Paris – Centre culturel de l’Ambassade
du Portugal en France. Public> bénéficie du soutien de la DRAC Ile-de-France/Ministère de la Culture et de la Communication et de la Mairie de Paris. |
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| MARS 2005 | ||
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AMBASSADOR Exposition du samedi 19 mars au samedi 2 avril 2005 Etablissement
d'en Face est un centre d'art contemporain autogéré à
Bruxelles. Dans l’ordre des affinités organisationnelles
et substantielles que nous entendons nouer avec Public>, nous avons
décidé que l'échange de vive voix sur nos orientations
spécifiques devait être affermi par une exposition sur place.
De telles expositions exportées ont pour vocation de mettre nos
modes de pensée à l'épreuve d'un public inaccoutumé.
Ces expositions d’exportation sont conçues comme des devantures,
un aperçu de nos programmations.
Etablissement d'en Face est soutenu par le Vlaamse gemeenschap, le VGC
et Vedett. |
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| AVRIL 2005 | |||||
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EGGNOGS
& FLIPS |
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Eggnogs
& Flips est le nom d’un
cocktail à l’oeuf typiquement british dont la recette n’est
plus connue que de rares barmen amateurs. C’est aussi le titre énigmatique
de l’exposition de Fiona Jardine et Lili Reynaud Dewar à
Public>. Flip, c’est la pichenette, à l’image
du geste qui pousse le jaune d’oeuf dans l’alcool. C’est
aussi le revers, l’autre face. Sur la base de ce mot, la structure
même de l’exposition peut être reliée à
ce geste habile. Le flip tient dans le choix aussi bien conceptuel
qu’arbitraire d’agencer l’exposition selon une symétrie
en miroir. La symétrie est construite autour d’une diagonale
abstraite tracée dans l’espace. Appliquée avec rigueur,
elle impose de l’extérieur une articulation binaire à
des oeuvres très différentes. Contrainte formelle efficace,
la symétrie en miroir crée l’image globale d’un
décor redoublé. Fiona Jardine utilise des supports facilement reproductibles tels que posters imprimés ou wall paintings. Ses compositions empruntent leurs motifs à l’imagerie publicitaire du luxe (packagings de parfums, design high tech, plantes exotiques rares) et combinent des matériaux contrastés : dessins, collages et découpages minutieux d’images en couleurs, photocopies noir et blanc détourées, dégradés peints à la gouache, aplats de faux bois… Dans ses posters, des objets flottent sur des fonds indéterminés, les couches successives étant unifiées ensuite par l’impression. La composition acquiert alors un aspect digitalisé au charme suranné typique d’un usage immodéré de l’outil lasso sur Photoshop. Sur les murs de l’exposition, un wall drawing biface dessine les contours d’une féminité exacerbée : des jambes en marche chaussées de hauts talons, écrasant l’ensemble de leur présence massive. Posée sur une trame de lignes géométriques aux couleurs pastelles, l’image évoque globalement le stylisme des accessoires de tennis pour jeunes filles. Agrandie aux dimensions du mur, la figuration vire en un motif purement graphique. L’image joue sur une tension entre le choix précis d’une image figurative empruntée au répertoire de la mode et un graphisme hyper stylisé aux priorités purement ornementales. Sur ces murs, deux longs reliefs monochromes semblent léviter. Carabo Carabo sont deux sculptures de Lili Reynaud Dewar dont le titre est emprunté à leur modèle d’origine, la voiture de sport éponyme conçue par les studios Bertone en 1968. Les lignes de cette voiture ultra sophistiquée obéissent à une rigueur fonctionnelle et incarnent une vision datée d’un design futuriste. Reproduction à l’échelle un, la sculpture a englobé son modèle au point de le déplacer dans une représentation biface, en coupe, légèrement surélevée. Version sculpture, la forme est réduite à l’essentiel et rien ne permet plus de l’identifier à une voiture. La Carabo de Bertone s’est éloignée dans une représentation sculpturale. Elle n’est plus qu’un motif opaque vidé de ses détails techniques. Retour à l’état non fonctionnel de l’objet dans une exposition d’art, les deux masses ont perdu leur force d’action et entrent dans un mode générique plus proche du projet, du moule ou de la silhouette : une abstraction sortie de la rigidité de la matière carrossable, un relief uni, anti-fonctionnel, anti-design. Il n’est pas innocent qu’une artiste femme prenne pour modèle cet objet incarnant une vision sexiste du désir féminin pour la machine. Elle condense le fonctionnalisme de son design industriel en les lignes fortes le pliant ainsi à d’autres codes prioritaires : ceux de la sculpture dite moderne alliée à la décoration d’intérieur. Le futurisme sexy et sportif des années 70 est passé au filtre des normes ornementales de la sculpture d’intérieur doublées d’un ordre artisanal au minimalisme cistercien. L’objet catalyseur de ces tendances opposées est une sculpture fragile, matte, d’un jaune passablement désincarné à la surface poreuse, presque poudrée. Au sol, deux boules identiques respectivement intitulées Objet d’Intérieur pour la Floride et Objet d’Intérieur pour l’Arizona sont un autre genre d’unité matériologique, à la nuance près qu’elles sont composées d’un matériaux mixte : des couches compactes de contreplaqué. Cette forme géométrique simple à motif strié et son procédé de fabrication systématique permet un doublon formellement parfait (à l’exception près que l’une d’elles cache une légère marque de distinction : une bande brune de plexis teinté à ces couleurs). Réalisées avec des matériaux communs de construction qui sont ensuite travaillés, tournés, polis avec minutie dans un processus sculptural classique, ces deux sculptures en bois sont aussi des objets démesurés de décoration d’intérieur, précieux, chaleureux, pratiques même. Étrange synthèse entre des codes de la sculpture et du décoratif, elles ouvrent un genre nouveau : celui de la « sculpture d’intérieur » dont plus la modeste charge programmatique serait d’être assortie aux tonalités colorées d’un appartement typiquement côte Est américaine… L’exposition
amplifie les contrastes esthétiques qui tirent l’ensemble
aussi bien du côté du caprice décoratif que de la
réflexion critique sur les codes du décoratif en sculpture
et en peinture. Cette exposition affirme sa force d’apparat dans
un jeu d’agencement entre silhouettes d’objets et lignes graphiques.
Emilie Renard Fiona
Jardine vit à Glasgow. L’exposition
a reçu le soutien du British Council et de l’Ecole des Beaux
Arts de Nantes. |
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| JUIN-JUILLET 2005 | |||||
| JOHNNY
VINGT-TROIS
Johnny
vingt-trois est un dispositif sculptural complexe.
Il fonctionne à la fois comme un décor pour des sculptures
et étend ses dimensions sculpturales à la totalité
du lieu d’exposition, les parties et le tout se superposant en un
fondu enchaîné.
L’exposition balance entre l’abstraction d’un espace
de projection mentale et l’expérience physique d’une
installation globale, jouant avec l’illusion d’un décor
peu plausible. Dans Johnny vingt-trois, "les hiboux ne sont
pas ce que l’on croit"… Public> enfants : Visites pour les enfants de 6 à 12 ans. Visite gratuite avec Marie-Jo Bérengier et en présence des artistes, à 14h30 le mercredi 8 juin. Public>
bénéficie du soutien de la DRAC Ile de France. L’exposition
a reçu le soutien de la Mairie de Paris et de l’ensb-a. |
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| OCTOBRE-NOVEMBRE 2005 | ||
| STORYLINES Du 14 octobre au 10 novembre 2005 «
L’exposition “storylines" se concentre sur les différentes
interprétations artistiques du quotidien à travers le médium
du dessin. Fondé en janvier 1995 par Ulrike Kremeier, //plattform// est un lieu non commercial, indépendant, pluridisciplinaire, dédié aux projets d’artistes et de curators. Il favorise la production et la diffusion de la jeune création allemande et européenne à travers des expositions personnelles ou thématiques, des présentations de travaux d’artistes, des projections de vidéos et de films ainsi que des débats. Installé depuis 2002 au cœur du quartier de Mitte aux côtés des galeries, partie prenante du renouveau culturel de l’est de la ville au milieu des années 90, il bénéficie d’un statut de lieu alternatif incontournable à Berlin. Public> bénéficie du soutien de la DRAC Ile-de-France et de la Mairie de ParisPartenaire médias : paris-art.com |
| NOVEMBRE-DECEMBRE 2005 | ||
| “INHERENT
DISCREPANCY” Du 18 novembre au 17 décembre 2005. L’exposition « Inherent Discrepancy » réunit des œuvres qui traitent de scénarios politiques, éthiques, historiques et médiatiques. Toutefois, ces derniers se présentent non pas de manière illustrative mais plutôt sous formes d’allusions et d’échos. Dans ce sens, un fort accent est mis sur les processus de décodage et de codification tels qu’ils apparaissent en tant qu’œuvres. Il existe des scénarios dans lesquels les « signes des temps » sont clairement lisibles, par exemple dans les cas où la situation est fortement chargée et polarisée, surtout au niveau idéologique. En revanche, ici, les artistes ne se réfèrent justement pas à cette sorte de scénarios, souvent déjà médiatisés et de ce fait liés à des images stéréotypées et à une rhétorique rabâchée. Les oeuvres évitent l’iconographie sociopolitique conventionnelle ainsi qu’un symbolisme spectaculaire qui caractérisent en grande partie l’art dit politique ou engagé. «Inherent Discrepancy» se dédie à des scénarios dont les « signes des temps » sont ambigus ou en suspens. Autrement dit, il s’agit d’examiner une conception plus large du sociopolitique qui ne s’appuie pas seulement sur des motifs et thèmes, mais qui vise, en dépassant des contenus éventuels, les signes comme tels, qui médiatisent ou rendent visibles des questions et problèmes dans le domaine sociopolitique. Le regard se dirige donc vers des états et rituels encore dépourvus de la signalétique du politique. S’ouvre en conséquence la dimension de la vie quotidienne et plus particulièrement celle de ses rituels, écartant l’espace de la représentation publique des médias de masse où les thèmes sont déjà formatés, exaltés et mis en scène. Dans son œuvre « Systemoid : Atlantic Cycle » (1997/2005), faite de plusieurs films plastiques entassés et de différentes couleurs, Jos Näpflin (1950, Suisse) aborde le sujet de l’espace global. Ce dernier, perçu, par exemple dans une perspective néolibérale, comme ouvert et lisible, s’avère néanmoins plus sombre et plus ambigu que ne le veulent les concepts urbanistes, de la communication sociale et touristique. Ainsi, il émerge un sentiment diffus d’interconnexion et de déracinement, dans lequel circulent des nouvelles privées et publiques. Avec ses dessins en crayon, Vittorio Santoro (1962, Italie/Suisse) déconstruit des contrastes idéologiques, politiques et anthropologiques. En effet, il juxtapose de façon distanciée des termes binaires tels « Fear » et « Applause », « European [Banalities] » et « American [Banalities] » «Hysterie » et « Ideologie ». Le fait que les mots proviennent souvent de contextes concrets, voire spectaculaires (les attaques du 11 septembre 2001, la campagne électorale aux Etats-Unis, etc.) n’est pas pour autant visible sur les dessins, à peine le devine-t-on. Bojan Sarcevic (1974, France/Bosnie) présente la sculpture « You have nothing of me but a space where I would be » (2005), qui n’évoque d’abord pas de scénario éthico-politique. Et pourtant, en raison de sa structure filigrane, du jeu complexe entre équilibre et déséquilibre et de sa dialectique entre absence et présence, l’œuvre peut se lire éventuellement comme allégorie d’une vigilance subjective et sociale. L’installation vidéo « Downcast, Autumn Dale » (2004) de Miri Segal (1965, Israël) traite des effets de la division interne de la société israélienne à travers un portrait quasi documentaire, non psychologique et finalement détaché du lieu, lequel se consacre à quelques personnes qui déambulent, comme perdues dans la rue d’un quartier spécifique à Tel Aviv. Basée sur des recherches in situ, la projection vidéo « Achilli » (2005) d’Ursula Sulser (1964, Suisse) est le résultat de nombreux processus d’analyse et de manipulation d’images ainsi que de subtiles interférences visuelles. Sur l’île Skyros au nord d’Athènes, restée déserte, se déroule un épisode de la mythologie grecque : déguisé en jeune fille, Achille est caché dans un palais par sa mère ; grâce à une ruse, Odyssée parvient à le découvrir et l’emmène à la Guerre de Troie. Toutefois, ce scénario de guerre se voit presque entièrement caché par une séquence d’images méditatives et hallucinogènes. ART
ENGAGE ? Daniel Kurjakovic est curator indépendant à Zürich. Critique d’art, il enseigne à l’Université des Beaux-Arts de Zürich et à l’Ecole des Beaux-arts de Genève. Il dirige depuis 1995 les éditions Memory Cage. Public>
bénéficie du soutien de la DRAC Ile-de-France et de la Mairie
de Paris |